FFME iMag - Le magazine de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade - 11 : Décembre 2016

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Shifting Dreams

Caroline Ciavaldini, d'un rêve à l'autre

Des podiums de Coupe du monde au défi de la première féminine et en libre de la célèbre voie Petit (3838m) - grande voie extrême dans le Massif du Mont-Blanc. D'un rêve à l'autre, le film Shifting Dreams raconte cette nouvelle page de l'itinéraire de la talentueuse grimpeuse Caroline Ciavaldini.

D'un rêve à l'autre - Caroline Ciavaldini from Dark Sky Media on Vimeo.


Des motivations qui l'ont poussée à entreprendre un tel projet, Caroline Ciavaldini en énonce dans son film Shifting Dreams. Mais elle ne dit pas tout. « La « trad », j'ai découvert ça outre-manche, lorsque j'ai rencontré James (James Pearson, son compagnon, grand grimpeur d'escalade traditionnelle, ndlr). Là-bas, il y a moins de falaises équipées, beaucoup de grimpeurs issus de la résine pratiquent le trad. C'est moins vrai chez nous où les compétiteurs qui font aussi de la falaise ne vont pas forcément aller en montagne pratiquer l'escalade sur coinceurs », explique la jeune femme.


C'est d'ailleurs en Angleterre, qu'elle entend parler de la voie Petit, sur le Grand Capucin à 3838m dans le Massif du Mont-Blanc. « Elle est paradoxalement plus connue là-bas qu'en France », assure la grimpeuse, « alors qu'elle est située en France et qu'elle a été ouverte par une légende française de l'escalade. »


Outre son esthétique et sa difficulté extrême, c'est d'ailleurs son ouvreur qui a donné envie à Caroline de se lancer dans la voie Petit. « Arnaud Petit est un de mes héros. Il l'était lorsque j'étais compétitrice pour ce qu'il a fait sur la résine. Il l'est toujours aujourd'hui pour ce qu'il a fait sur le rocher. C'est au-delà des réalisations le style de vie d'Arnaud et de Stéphanie (Stéphanie Bodet, ancienne grimpeuse de l'équipe de France et compagne d'Arnaud Petit, ndlr), qui m'inspire », explique celle qui a aussi entamé une 2e carrière sur les falaises du monde entier après son parcours de compétitrice.


« C'est l'autre aspect qui m'a poussé à entamer un projet de cette envergure. Lorsque je participais au circuit international, j'étais à 100% focalisée sur une chose : la compétition. Depuis que je ne suis plus sur la Coupe du monde, j'ai enchainé les voyages et les projets en falaise. J'ai papillonné à droite, à gauche. Cette année, j'ai eu envie de retrouver cet engagement total envers un seul et unique objectif », raconte Caroline Ciavaldini.


« C'est Arnaud qui me l'a dit. Je ne le savais pas. Mais j'étais prête. »


L'année 2016 a donc été synonyme de préparation pour la grimpeuse. « Au-delà de la préparation physique, il y avait beaucoup d'aspects à anticiper. C'est une voie dure en haute-montagne (8b max) avec tout ce que cela implique. La météo, l'altitude, la neige, le froid et la « fenêtre de tir » - la face passe à l'ombre à partir de 15h en été - sont des éléments à prendre en compte. »


« Je suis allée dans la face quatre fois, mais n'ai jamais pu travailler les longueurs du haut, qui ne sont pas données. Les jours passaient. Il était temps de mettre un essai, mais je ne me sentais pas d'y aller sans avoir tout exploré. J'ai eu Arnaud au téléphone qui m'a écouté attentivement. Et il a fini par me dire qu'il était temps. Que j'étais prête. Je ne le savais pas, je ne le pensais pas. Mais il avait raison, j'étais prête », raconte la jeune femme encore pleine d'émotions. Caroline Ciavaldini se lance.


Et la suite alors ? « J'ai pas mal de projets, mais rien de cette envergure tout de suite. James m'a soutenu pendant une année pour que je réalise ce rêve. A mon tour de l'accompagner sur le sien. » Et après ? « Je ne sais pas encore mais une chose est sûre, je n'arrêterai jamais. Un jour je ne progresserai plus. Un jour les sponsors partiront. Mais moi je n'arrêterai jamais de grimper. C'est mon style de vie. C'est même toute ma vie. »

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